La photo vous intéresse, contactez Citroën en compétition.
1991
Rallye de Lisieux : 65ème, 3ème classe
1992
Rallye de Lisieux : 34ème, 3ème classe
Rallye du Muguet : 43ème, 3ème classe
Rallye du Pays Meslois : Abandon Sortie de route en slicks sous l’orage.
1993
Rallye du muguet : 32ème, 2ème classe.
Rallye du Pays Meslois : 41ème, 4ème classe
1994
Rallye de la côte Fleuri e : 35ème, 3ème classe
Rallye du bocage et des 2 châteaux : 36ème, 4ème classe
Rallye de la Risle : 28ème, 5ème classe
1995.
Rallye de la côte Fleuri e : 35ème, 3ème classe
Rallye de la Suisse normande : 30ème, 3ème classe
Rallye du Muguet : 39ème, 4ème classe
1996
Rallye de la côte Fleuri e : 23ème, 4ème classe
Rallye du Muguet : 56ème, 8ème classe suite à problèmes mécaniques
2014
Rallye du pays d’Auge : Abandon mécanique
Rallye de Saint germain la campagne : 51ème, 6ème classe
Rallye de la Baie : 39ème, 8ème classe
Rallye de basse Normandie : 45ème, 7ème classe
Rallye de Mezidon canon : 66ème, 7ème classe
Rallye de la Suisse normande : Abandon cardan
2015
Rallye de Normandie : 32ème, 4ème classe
Rallye de Lisieux : 29ème, 2ème classe
Rallye de la ville du Tréport : Abandon mécanique
Rallye du pays de Dieppe : Abandon mécanique
Rallye de la côte Fleuri e : Abandon mécanique
On connaissait la fable de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, avec Jacky Christophe on découvre non point une fable, mais une histoire du petit mécano qui devient directeur d’une agence Mercedes. Au milieu de cette aventure se sont glissées des parenthèses sportives qui lui ont permis de s’exercer à sa passion du pilotage. C’est d’ailleurs très jeune que c’est dessinée sa vocation puisqu’après un BEP à 14ans, Jacky enchaîne sur un CAP de mécanicien à 16 ans et un CAP de dieseliste à 18 ans. Faute de pouvoir enchaîner de suite sur un brevet de maîtrise, il devance l’appel sous les drapeaux, passe son permis en s’achète sa première auto, une Dauphine Gordini 1091cm3.
A son retour il s’inscrit au Brevet de Maitrise Mécanicien et Maître d'apprentissage et débute dans le sport auto dans une catégorie aujourd’hui disparue, le rodéo automobile. Il participe à la fondation du club des 4cv qui participe aux animations de fêtes de village en organisant des courses sur terre où les concurrents s’affrontent au volant de 4cv dépouillées et renforcées dans ce que l’on appellerait aujourd’hui du stock-car. Il adhère ensuite au club Minard dont le président, Jean-Pierre Leobet court sur BMW 2002 Ti. Ce dernier lui enseigne le copilotage, la navigation, la prise de notes et le calcul des temps ; tout ce qu’il faut pour postuler à une place de copilote. Il aura ainsi l’opportunité de disputer quelques épreuves à bord d’une Peugeot 404 et d’acquérir de l’expérience avant les choses sérieuses.
En 1972, brevet de maîtrise en poche, Jacky (qui a tout juste 24 ans) mise tout sur son avenir professionnel. Il devient chef d’atelier et en 1985 décide se lancer dans le grand bain en s’installant à son compte à Lisieux dans la réparation utilitaire et poids lourds Un investissement récompensé 6 ans plus tard par l’obtention du panneau Mercedes. Son fils s’investit à son tour dans l’entreprise, l’entreprise compte 7 employés mais ces cadences infernales pèsent un peu. C’est par son fils que sera réanimée la flamme du rallye lorsqu’il suggère que, compte tenu de leurs bons résultats, ils pourraient se détendre un peu en faisant du rallye. Jacky ne sera pas difficile à convaincre.
En 1991 lorsque Jacky et Sébastien se mettent en recherche d’une voiture prête à courir, on leur signale que la Visa GTi groupe N de Francis Lebel est en vente. Après essai, négociation et achat, la Visa change de propriétaire et commencent les préparatifs en vue du rallye de Lisieux 1992. Combinaison, licence, inscription et les voilà au départ, engagés en groupe F classe 1600, en raison de l’âge de la voiture et en dépit d’une mécanique purement groupe N.
Pas d’ambition au départ mais avant tout une volonté de s’étalonner, Jacky a prévenu Sébastien, si on n’est pas bon on arrête. A l’issue de ce premier rallye, la petite Visa franchit la ligne d’arrivée au milieu du classement et sur le podium de sa classe. Des signes encourageants qui incitent Jacky à poursuivre. De 1992 à 1996, Jacky et son fils vont disputer 14 rallyes et en finir 13 ce qui montre une belle fiabilité de la mécanique, même si le résultat de la dernière épreuve montre que cette dernière donne des signes de fatigue. Un seul abandon au rallye du pays Meslois 1992 suite à une sortie de route sous une pluie d’orage alors que Jacky a pris le départ en pneus slicks.
Fin 1996, avec une voiture qui souffre de plus en plus d’un déficit de puissance face à la concurrence, et l’agrandissement du garage, la voiture est remisée et Jacky consacre de nouveau toute son énergie pour son garage jusqu’en 2014 où il peut enfin faire valoir ses droits à la retraite.
La Retraite est la mais plus la Visa qui a été malencontreusement vendue sur le conseil peu avisés d’un commissaire technique. Jacky va donc se tourner vers une Saxo VTS F2000/13 en théorie très bien préparée. Dès les premières épreuves, l’auto n’est pas dans le coup. La tenue de route est désastreuse et Jacky a du mal à s’extraire du milieu de peloton. De nombreux grains de sable viennent gripper la belle mécanique qui ne termine que 7 fois en 11 participations et ne décroche qu’un seul podium de classe.
Dépité par le manque de fiabilité et la mauvaise tenue de route, Jacky décide de faire un check-up complet de la Saxo. Posée sur un marbre la caisse se révèle vrillée probablement suite à un choc à l’avant droit antérieur à son achat. Il y a 1.5 cm de décalage entre les deux demi-trains avant ce qui explique probablement son comportement étrange. Plutôt que de se lancer dans un marbre complet, Jacky décide de vendre la voiture en l’état et raccroche le casque définitivement. Aujourd’hui, pour se faire plaisir, il s’est acheté un simulateur de conduite au volant duquel il prend plaisir. C’est sans risque corporel pour le pilote, ce qui satisfait son épouse rassurée de le voir éloigné des rallyes.