La photo vous intéresse, contactez Citroën en compétition.
1975
Rallye du Teil : 2ème groupe 1
Rallye du Forez : 4ème classe 1
1976
Rallye de l’argentière : 1er groupe 1 et classe 1
Ronde du Vercors : abandon – bris de jante
c 7ème, 1er groupe 2 et classe 1
1977
Rallye du Teil : arrivé 1er mais déclassé 3ème suite erreur de pointage
Slalom automobile de Craponne : 2ème groupe 2
Slalom automobile de Privas : 8ème groupe 2
Slalom automobile de Pierrelatte : 1er groupe 2
Course de côte de Villeneuve de Berg : 5ème groupe 2
Course de côte de l’Echelette : 1er classe 1
1978
Rallye fédéral du Languedoc : 42ème, 1er classe
Rallye de Bollène : 1er fédéral
Critérium fédéral des Cévennes : 6ème, 5ème classe 1
Rallye du Teil : abandon sur sortie de route (pointait en tête)
1979
Rallye fédéral du Languedoc : 5ème suite crevaison
Terre de Marseille-Carpiagne : abandon couple conique cassé
Rallye du Gard : 4ème fédéral
Rallye Ain-Jura : abandon panne boitier haute tension
1980
Rallye de l’Exil : abandon panne boitier haute tension
Lombard RAC Rally : abandon (alors en tête de classe)
Prenez d’un côté une jeune fille de bonne famille, avec un papa féru d’automobile, qui très tôt va se lancer dans l’apprentissage de la conduite en dérobant en cachette les clefs de la voiture paternelle. Partie vers ses études de sage-femme à Montpellier, elle découvre ébahie un soir, le parc fermé du critérium des Cévennes. Avec une amie, elle n’hésite pas à partir en stop de nuit, assister au spectacle et revenir avec une conviction profondément ancrée : un jour, moi aussi, je le ferai.
Quelques années plus tard, alors qu’elle exerce son métier, elle discute de sport automobile avec un heureux papa qui copilote en rallye et envisage de se retirer compte tenu de ses responsabilités professionnelles. Les dés sont jetés ; et quelque temps plus tard, cette jeune femme se retrouve pour son 1er rallye dans le baquet d’une Alfa Roméo 1750. C’est ainsi que débute une série de rallyes dans des baquets de rallye 3 ou de A112 Abarth jusqu’à un certain rallye de l’Argentière 1978. Denise, puisque c’est son prénom, se retrouve au parc fermé à discuter avec le coéquipier de Daniel Esclauze. Elle s’étonne qu’il puisse courir sur GS, se rapproche du pilote et lui demande : ça marche ça ? La réponse tombe nette : Monte et tu verras.
De l’autre côté, prenez un jeune homme bien sous tout rapport mais un peu passionné de sport automobile. Il fait ses débuts au volant d’une R8 Gordini dont il partage le volant avec un ami en course de côte. Une coopération qui ne dure guère et ce n’est qu’au retour de l’armée que les choses vont se préciser. En 1975, un ami commissaire de course, connaissant sa passion et le voyant au volant de sa GS lui suggère : Viens faire le rallye du Teil, c’est un rallye sur des routes étroites au mauvais revêtement qui conviendrait bien à ta GS. Daniel se laisse tenter.
Avant le départ Daniel s »e renseigne auprès d’un commissaire technique qui lui conseille de monter un arceau même s’il n’est pas encore obligatoire dans toutes les épreuves. Peu enclin à faire de profondes modifications sur sa voiture et pas certains par ailleurs de continuer à courir, Daniel se résout néanmoins à bricoler un arceau à la va-vite avant le départ.. En dépit d’une GS de série, il parvient à terminer à une plus qu’honorable 2ème place du groupe 1. Une épreuve qu’il va disputer 4 années consécutivement terminant septième en 1976, puis troisième du scratch en 1977. Une épreuve que Daniel aurait pu remporter sans une erreur de pointage en rentrant au dernier parc fermé. Enfin son ultime participation en 1978 s’achèvera sur une sortie de route alors qu’il était une fois de plus très bien classé. Sa GS va évoluer petit à petit du groupe 1 vers le groupe 2, puis vers le groupe 5 grâce notamment à un certain Jacques Charrier, agent Citroën au Pont de la Beaume. Il faut dire que ce dernier avait été un peu surpris de se faire taper par une GS sur une route fraichement gravillonnée où la puissance de sa Ligier JS2 ne pouvait guère s’exprimer.
Jacques Charrier va donc s’occuper de la partie suspension et de la partie moteur en adaptant un kit MEP permettant de transformer l’asthmatique 4 à plat en une presque bête de course d’une centaine de chevaux. De son côté Daniel ne reste pas les bras croisés et s’attaque au problème des jantes 13 pouces et à leur adaptation grâce à des pivots fabriqués selon ses plans. La GS fait des éclats dans les descentes grâce à son freinage hydraulique qui continue d’être efficace même lorsque les disques sont rouges et les plaquettes en feu. La GS ne fait plus rire personne quand elle rentre dans le top 10, gagne son groupe ou sa classe au nez et à la barbe des meutes de berlinettes Alpine, Simca rallye 2 ou 3.